Il n’y a pas de doutes, le cardinal Angelo Bagnasco, président de la Conférence épiscopale italienne depuis 2007, devrait survivre au cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège. Ce n’est qu’une question de date…

Et, dans la soirée du 23 mai, devant l’ensemble de l’épiscopat italien qu’il rencontrait pour la première fois dans le cadre majestueux de la basilique Saint-Pierre, le pape François a fait une mise au point aussi inattendue qu’explicite. Outre sa “méditation“ décapante sur le ministère des pasteurs, le primat d’Italie a improvisé quelques mots d’accueil devant le ‘chef’ de l’épiscopat italien : “Vous avez tellement de tâches : d’abord l’Eglise d’Italie, et puis le dialogue avec les institutions culturelles, sociales et politiques, c’est votre rôle et ce n’est pas facile !“

Une petite phrase et le pape François a rappelé la répartition des rôles entre le Saint-Siège et l’Eglise locale, y compris en Italie où les 44 hectares du Vatican débordent souvent sur le territoire italien. Il n’est d’ailleurs pas rare d’entendre que l’Italie est un peu “la cour de récré“ du Vatican !

Quoi qu’il en soit, cette mise au point pourra servir de point de départ au prochain secrétaire d’Etat. A plusieurs reprises, à plus ou moins juste titre, l’épiscopat italien a accusé le cardinal Tarcisio Bertone de marcher sur ses plates-bandes.

Et un nouveau signe de la plus grande autonomie de l’épiscopat italien pourrait être, à la fin du quinquennat du cardinal Bagnasco, en 2017, l’élection du président de l’épiscopat par ses pairs, et non plus sa nomination par le pape. AMI

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