“L’intervention du pape à propos des problèmes de la région, ce matin, lors de l’Angélus, était très dense“, a expliqué le père Lombardi lors d’une dernière rencontre avec la presse, dimanche.

En quelques mots, le ‘porte-parole’ du Vatican a redit que Benoît XVI, à la fin de la messe célébrée sur le front de mer à Beyrouth, mais aussi à plusieurs reprises ces 3 jours, avait évoqué avec force les questions qui agitent le Moyen-Orient.

Ainsi, en 3 jours, à une centaine de kilomètres de la frontière syrienne, Benoît XVI a lancé plusieurs appels pour l’arrêt de toute violence”, appelant au “silence des armes”, et mettant en garde contre la tentation du “fondamentalisme“. Il a très solennellement exhorté les pays arabes à trouver “des solutions viables” pour la paix dans la région, souhaité que chrétiens et musulmans collaborent pour la paix, qu’ils puissent “vivre ensemble sans haine“. Il a également – rien de moins que cela – qualifié l’importation d’armes de “péché grave“.

Ce bilan tranche un tantinet avec les propos que le père Lombardi tenait quelques jours avant le voyage, lorsqu’il assurait que l’on ne devait ne pas s’attendre à “de grandes déclarations politiques“.

S’il s’est bien gardé de faire de la politique politicienne, il n’y a pas de doute que le successeur de saint Pierre a donné des clefs pour la politique régionale d’un Moyen-Orient en crise… une fois n’est pas coutume, d’ailleurs, les discours du pape ont été revus jusqu’au dernier moment. Pour preuve, les journalistes qui suivent le pape n’ont pas pu obtenir, chaque matin, à l’aube, les discours transportés depuis Rome en valises scellées, comme le veut la tradition. Au petit matin, c’est par mail qu’ils ont reçu les textes pontificaux.

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