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Vatican - le 01/03/2017 à 18:16:00 Agence I.Media
Cendres : “le carême est un temps pour commencer à respirer“, affirme le pape

Au premier jour du carême, le pape François a célébré la messe le 1er mars 2017 à la basilique Sainte-Sabine à Rome (Italie). Dans son homélie, le Souverain pontife a demandé aux chrétiens de respirer du “souffle de vie“ de Dieu.


Avant la célébration, le pape François a conduit la traditionnelle procession pénitentielle sur l’Aventin, entre le monastère bénédictin de Saint-Anselme et la basilique dominicaine de Sainte-Sabine, située à proximité, accompagné de cardinaux, de bénédictins, de dominicains et de fidèles.

Dans son homélie, reprenant les mots de la liturgie des Cendres, le pape François a affirmé que si nous sommes “poussière“, il s’agit d’une poussière dans les mains “amoureuses“ de Dieu, “qui souffle son Esprit de vie sur chacun de nous“.

Dès lors, a-t-il expliqué devant quelques centaines de personnes, à l’intérieur et à l’extérieur de la basilique, “le Carême est le temps pour recommencer à respirer, (…) pour ouvrir le cœur au souffle de l’Unique, capable de transformer notre poussière en humanité“.

Mais ce souffle de vie, a poursuivi le pontife, doit aussi être protégé de “l’asphyxie étouffante“ provoquée par les égoïsmes, les ambitions et les indifférences. C’est une asphyxie qui “anesthésie les battements du cœur“, et dont seul le souffle de la vie de Dieu peut “nous sauve(r)“. Car nous sommes habitués à respirer un “air où l’espérance est raréfiée, un air de tristesse et de résignation, un air étouffant de panique et d’hostilité“.

Le carême, temps pour dire non

Ainsi le carême est-il un temps pour “dire non“, a appuyé le successeur de Pierre. “Non“ à la “pollution“ des paroles “vides“ de sens, celle de la critique “grossière“, des analyses “simplistes“. “Non“, également, à l’asphyxie d’une prière qui “tranquillise“ la conscience, d’une aumône qui rend “satisfaits“, d’un jeûne qui fait nous sentir “bien“.

De cette façon, a encore ajouté le pape, le carême est un chemin qui conduit à la “victoire de la miséricorde“ sur tout ce qui cherche à nous écraser. Ce temps est “la route de l’esclavage à la liberté, de la souffrance à la joie, de la mort à la vie“, a-t-il appuyé. 

Au cours de la célébration, le cardinal slovaque Jozef Tomko, titulaire de Sainte-Sabine, a imposé les cendres au pontife. Le pape les a ensuite imposé à son tour, sur le crâne et non sur le front, à des cardinaux, des bénédictins, des dominicains, ainsi que des laïcs, dont des membres de l’Académie pontificale Cultorum martyrum. 

L’Académie pontificale Cultorum martyrum, instituée en 1879, vise à approfondir l’histoire des martyrs de l’Eglise et des lieux qui leurs sont liés. Elle est également chargée de promouvoir le culte des saints martyrs. 

La basilique Sainte-Sabine fut édifiée au 5e siècle sur l’emplacement du martyre de Sabine, dans la maison même de ses parents, sous le règne de l’empereur Hadrien (117-138). Le lieu fut par la suite concédé en 1220 par le pape à saint Dominique (1170-1221) et ses compagnons. 

A la fin de la cérémonie, le pape a béni quelques personnes handicapées et des enfants. AP


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