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Vatican - le 21/01/2014 à 15:52:00 Agence I.Media
En se rendant au Vatican, François Hollande entend adresser un “message fort“ aux catholiques, assure l’Elysée.

Avec sa première visite au Vatican, le 24 janvier 2014, le président français François Hollande entend adresser “un message fort de dialogue et d’attention“ à l’ensemble des catholiques, ont indiqué ses conseillers 3 jours plus tôt. A l’approche de la rencontre entre le pape François et le président de la République française, le Palais de l’Elysée a indiqué que le ministre de l’intérieur Manuel Valls ferait partie de la délégation présidentielle d’une quinzaine de personnes, ainsi que Guillaume Garot, ministre délégué auprès du ministre de l’agriculture, ou encore Nicolas Hulot, envoyé spécial du président pour la protection de la planète.


Lors d’une rencontre préparatoire avec la presse à Paris (France), le 21 janvier, des conseillers du président français ont évoqué les sujets qui seraient abordés lors de la visite de François Hollande au Vatican. Selon le conseiller diplomatique Paul Jean-Ortiz, “le pape François est une personnalité forte, qui a un impact mondial depuis son accession au trône de saint Pierre“, et il est donc “naturel que le président souhaite s’entretenir avec lui“.

Jugeant que le ‘Mariage pour tous’, auquel se sont opposés de nombreux catholiques en 2013, était “derrière nous“, Constance Rivière, conseillère chargée des institutions, société et des libertés publiques, a relevé cependant que l’adoption de cette loi avait créé “une ligne de division entre le gouvernement et une partie des catholiques“.

Dès lors, a-t-elle poursuivi devant les journalistes qui suivront cette visite, il existe une “volonté de dialogue et de rassemblement“ et, en allant voir le pape, François Hollande “adresse un message fort de dialogue et d’attention aux catholiques, dans le monde en général et en France en particulier“. Les conseillers du président français ont rappelé les divers lieux de dialogue entre l’Eglise catholique et les responsables politiques en France. Il n’empêche, de l’avis de nombreux observateurs, qu’il en faudra probablement plus pour réconcilier une partie des catholiques avec le gouvernement.

Défense de la vie

Les conseillers présidentiels ont jugé que le soutien du pape François à la “Marche pour la vie“ organisée à Paris le 19 janvier dernier avait notamment pour objectif de rappeler au gouvernement la “position traditionnelle“ de l’Eglise catholique en matière d’avortement et que cette question ne figurerait donc pas parmi les “sujets importants“ de la visite. Au passage, la conseillère présidentielle a noté que cette marche avait lieu chaque année à pareille époque depuis 10 ans, mais avait vu la participation de “plus de monde“ que d’habitude.

En revanche, l’Elysée à assuré que François Hollande souhaitait “entendre ce que le pape aurait à lui dire“ sur la question de la fin de vie. Cela alors qu’il souhaite “un échange“ avec les différents cultes sur la question en vue d’élaborer une nouvelle loi.

Les conseillers de François Hollande ont par ailleurs rappelé sa récente condamnation des actes antichrétiens en France, jugeant qu’elle avait répondu à “une attente“ des catholiques. Ils ont aussi jugé que le pape et le président se retrouveraient sur la question du sort des chrétiens d’Orient, en Syrie, mais aussi au Liban ou en Egypte.

Sur le plan international, la question syrienne devrait être au coeur des discussions entre le pape et ses proches collaborateurs, même si Paris et le Saint-Siège, a noté l’Elysée, “n’ont pas de convergences de vue sur l’ensemble des conflits dans le monde“. Les 2 parties, au moins, s’entendent sur “la fin des violences“ en Syrie. Il pourra également être question du Mali, de la Centrafrique, de l’Asie et de l’Amérique latine, dont le pape est originaire. Il sera également question au Vatican des problématiques liées à l’environnement, au trafic des êtres humains et aux migrations.

La délégation

Pour cette visite, la première au Vatican depuis son arrivée au pouvoir en mai 2012, François Hollande sera accompagné d’une délégation d’une quinzaine de personnes, dont quelques conseillers et 2 membres du gouvernement : le ministre de l’intérieur Manuel Valls, également en charge des cultes, et Guillaume Garot, ministre délégué auprès du ministre de l’agriculture. Nicolas Hulot, envoyé spécial du président pour la protection de la planète, sera également présent.

Le sénateur Charles Revet (UMP), président du groupe d’amitié France/Saint-Siège, ainsi que le député Xavier Breton (UMP), président du Groupe d’études à vocation internationale sur le Saint-Siège, feront aussi partie de la délégation, de même que le conseiller pour les affaires religieuses du Quai d’Orsay Roland Dubertrand et que l’ambassadeur de France près le Saint-Siège, Bruno Joubert.

La délégation comprendra quelques personnalités : l’avocat Jean-Pierre Mignard, actionnaire de l’hebdomadaire Témoignage chrétien et membre du bureau national du Parti socialiste, le maire socialiste de Quimper Bernard Poignant, ainsi que l’écrivain et avocat François Sureau, engagé dans l’aide aux demandeurs d’asile. Deux personnalités issues du monde catholique accompagneront également le président, à savoir la journaliste Dominique Quinio, directrice du quotidien La Croix, et l’économiste François Soulage, président du Secours catholique. AMI/MM


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